Rimenez, ça s'écrit avec un g

Rimenez, ça s'écrit avec un g
Un coup de fil de Robert Louis Dreyfus, c'est toujours un évènement. L'autre jour, il nous appelle pour nous demander si on recherche toujours un attaquant. Diouf lui répond que c'est pas tant l'attaquant qu'on recherche mais plutôt l'argent pour le payer. Robert Louis Dreyfus a dit « l'argent, l'argent, mais vous avez que ce mot à la bouche. » C'est sûr qu'à choisir, on préférerait l'avoir dans la poche. Il a dit que si ça nous intéressait, y avait un attaquant terrible dans le championnat de la suisse et que vu qu'il est suisse, il pourrait nous arranger le coup.

Moi, déjà à la base ça m'a surpris d'apprendre qu'y avait un championnat en suisse. Je croyais qu'ils étaient neutres là-bas. Ils doivent faire que des matchs nuls, c'est pas possible autrement et à la fin, toutes les équipes sont ex aequo. Et puis je sais pas mais t'imagines un peu la vitesse du championnat suisse ! Ngotty aurait pu jouer latéral là-bas.


Bref. Robert Louis Dreyfus a demandé si ça nous intéressait ou pas, parce que le téléphone c'était pas donné. Acariesse lui a dit « mais c'est vous le patron de la société de téléphone, vous vous faites pas payer les factures quand même, non ? » Du coup, Robert Louis Dreyfus a bien voulu nous parler plus longtemps mais pas trop quand même.

On lui a demandé c'était quoi le nom de son soi-disant attaquant. Il a dit Rimenez, ça se prononce avec un R mais ça s'écrit avec un G. Pétard, ils sont tordus, je te jure. C'est comme si moi, j'écrivais José avec un R. N'importe quoi. « Et c'est quoi le profil de Rimenez ? » J'ai demandé. Robert Louis Dreyfus a répondu qu'il avait un très bon profil mais qu'il était quand même mieux de face.

Rimenez, à ce qu'on raconte, il serait ambidextre mais surtout du pied droit. Rimenez, c'est un attaquant terrible. Il est véloce et aussi raptor. Les deux. Il marque quasi un but par match, facile. Même quand il joue pas, c'est pas un problème. Niang pour marquer 27 buts dans une saison, faudrait qu'il joue avec les poussins et encore, faudrait qu'on lui laisse les pénos.

Rimenez il est venu par ses propres moyens. Seulement, à l'entrée la sécurité a pas voulu le laisser passer. Ils lui ont demandé « vous venez pourquoi monsieur ? » Rimenez a répondu « yé viens pour marquer des boutes maricon » L'agent de sécurité, a fait « marquer des buts ? Mais c'est l'OM ici, vous vous êtes trompé d'adresse. » Rimenez a montré un papier avec l'adresse écrite de la main de Robert Louis Dreyfus en personne.
Girondins de marseille
Rue de la comanderie
78 000 Marseille
L'agent a reconnu l'écriture parce que c'était écrit en tout petit pour économiser l'encre.

En le voyant arriver, Mendoza s'est jeté sur lui. Les deux ont commencé à se renifler puis à se montrer les dents. « Faut leur jeter un seau d'eau ! » A crié Lamouchi. Ribery a pris le seau en fer, celui pour mettre la glace, mais vu qu'il était vide, il l'a jeté sans rien dedans. Le seau a frôlé Rimenez de peu, par contre il a pas loupé Nakata qui se l'ait mangé en pleine tête dans un grand GONG ! Nakata s'est roulé par terre en se mettant à pleurer. C'est le GONG, ça lui a rappelé la nostalgie de son pays.

# Posté le vendredi 09 septembre 2005 13:13

Modifié le mardi 13 septembre 2005 12:07

Les meilleurs partent en premier (sauf des fois)

Les meilleurs partent en premier (sauf des fois)
Le lendemain de notre victoire contre la corogne, Batlles a profité qu'on avait le dos tourné pour fuguer. Ni vu ni connu, il s'est fait la malle. Une malle souple avec une fermeture éclair sur le dessus. Un sac, quoi. Il nous a passé un coup de fil pour nous prévenir qu'il partait au téfécé et que c'était pas la peine d'essayer de le faire revenir parce que sa décision était prise. Batlles il est né à Toulouse c'est pour ça. Il serait né à Milan, ça aurait été compliqué pour lui.

Au téléphone, Batlles a dit qu'il valait mieux que le banc et c'est pour ça qu'il partait. « Si c'est que ça » j'ai fait « je te mets un fauteuil à côté, un bien avec le dossier qui se rabat des fois que t'aurais un coup de pompe. » Les matchs de l'OM font souvent cet effet. Batlles a hésité mais il a pas changé d'avis pour autant. Il a dit " je reste et puis c'est tout." Ca m'a tellement mis les glandes que j'ai appelé le président du téfécé pour mettre les choses au clair. Je lui ai dit que ça allait pas se passer comme ça et qu'il avait plutôt intérêt à me renvoyer Batlles sinon moi, je téléphonais à Julien courbet. Ca lui a fichu la trouille, il a payé.

Le lendemain, Yayaoui vient nous voir à l'entraînement pendant la pause. A l'OM, la différence entre la pause et l'entraînement est très subtile. Faut vraiment avoir l'½il pour pas se gourer. Yayaoui a dit « je me casse bandes de nuls ! » « Tu pars à chelsea ? » A demandé Nasri. Yayaoui, a répondu non, mais qu'il signait dans un club tremplin qui le conduirait jusqu'à chelsea. Pour passer de Istres à Chelsea, c'est pas un tremplin qu'il faut, c'est un miracle. Nasri a quand même trouvé ça cool, il a dit que si Istres remontait en ligue 1, peut-être qu'on jouerait contre lui. J'ai rien dit mais Istres qui remonte, ça m'étonnerait. Par contre y a quand même de bonnes chances pour que Nasri joue contre Yayaoui l'an prochain si l'OM continue comme ça. Là non plus, j'ai rien dit.

De son côté, Ndiaye est parti à Levante. Il a dû croire que ça voulait dire lève-toi, ça lui a donné espoir.

# Posté le vendredi 09 septembre 2005 12:57

Modifié le vendredi 09 septembre 2005 18:36

Un mardi soir sur Marseille (après le match)

Un mardi soir sur Marseille (après le match)
L'arbitre a sifflé la fin. Les neuf joueurs de la Corogne sont rentrés au vestiaire en demandant aux deux autres s'ils leur avaient laissé de l'eau chaude. Pendant qu'ils rentraient dans le tunnel, Nasri faisait des naquenaquenère tout en restant bien à l'abri derrière Andre Louisse des fois que. L'entraîneur de la Corogne était pas content, il a dit qu'à l'OM, on était que des tricheurs, qu'il allait porter réclamation et que ça allait pas se passer comme ça. Franchement, l'entraîneur de la Corogne il exagère. T'imagine, si on devait porter réclamation à chaque défaite. On en verrait plus la fin.


Au fond de la présidentielle, on entendait les commentateurs de M6 qui pleuraient d'émotion en se repassant les ralentis « Oh quel but magnifique, quelle inspiration de génie et quel match absolument prodigieux. C'est un exploit inimaginable auquel on a l'immense privilège d'assister ce soir. On n'a jamais vu ça, c'est éblouissant ! » Je me suis retourné vers eux, j'ai dit « oh les gars vous en faites un peu trop là, non ? » Ferreri a répondu que eux ils avaient pas la championce ligue ni l'équipe de France, et qu'ils avaient que les matchs de l'OM et de Bordo pour se rattraper. C'est bête à dire mais ça m'a fait de la peine pour eux.

On a frôlé l'incident quand Robert Louis Dreyfus a voulu descendre sur la pelouse, il s'est fait bloquer par deux stadiers qui voulaient rien savoir. « Mais c'est moi le président du Sporting Club de Marseille ! » Il a crié. Les stadiers ont regardé Robert Louis Dreyfus, ils ont regardé ses claquettes. Ils ont eu comme un doute. Finalement, il a réussi à passer grâce à un ramasseur de balle qui l'a reconnu. Il a pu venir danser au milieu des joueurs en chantant « On est les champions ! On est les champions ! On est – on est – on est les champions ! » Robert Louis Dreyfus nous a dit « Maintenant que j'ai gagné la coupe d'europe, c'est fini plus personne pourra critiquer mon palmarès. » Il avait l'air tellement heureux, on n'a pas eu le c½ur de lui dire la vérité.

Dans les vestiaires, on a ouvert une bouteille de champomy qu'on se gardait au frais en attendant une occasion à fêter. Depuis le temps, c'était devenu un grand cru millésimé. En levant son verre, Lamouchi a tenu à raconter une de ses anecdotes tirées de son expérience. Personne était très chaud pour l'écouter mais quand Sabri est parti, c'est difficile de l'arrêter. On dirait Higgins dans Magnum. Il a levé les yeux vers le plafond et a dit « je me rappelle en 1994 avec l'aji auxerre, nous avions à charge d'affronter le Croatia Zagreb au stade de l'Abbé Deschamps après avoir était défaits 3 buts à 1 lors de notre périple en terre adriatique. Forts de ce but inscrit à l'extérieur, Diomède, Martins et moi-même possédions un avantage qui permettait.. » Le reste de l'équipe s'est esquivé en catimini sans faire de bruit en marchant à reculons. Sabri a rien remarqué et il a continué à parler tout seul jusqu'à ce que le type de l'entretien vienne nettoyer les vestiaires.

# Posté le dimanche 28 août 2005 18:23

Modifié le lundi 29 août 2005 04:49

Un mardi soir sur Marseille (pendant le match)

Un mardi soir sur Marseille (pendant le match)
Le match en lui-même s'est déroulé bizarrement. D'abord, on l'a gagné, ce qui est plutôt étrange mais c'est même pas là, la question. On l'a su après coup, y avait pénurie d'arbitre à l'uefa alors pour pas avoir à reporter le match, ils nous ont envoyé un arbitre de handball. Un russe. « Tu verras, c'est comme le hand mais avec les pieds » qu'ils lui ont dit. Il a répondu « Da !» Da en russe, ça veut dire « je sais pas, faut voir, je vais y réfléchir à tête reposée et je vous donne une réponse d'ici une quinzaine. » A l'uefa, ils ont pris ça pour un oui.

Du coup, y a eu dix jaunes et trois rouges. Heureusement qu'il a partagé entre les deux équipes sinon on était mal. Faut dire qu'on y a pas été avec le dos de l'écuyère. Sûr que les joueurs avaient pas envie de se faire péter leurs lunettes. C'est Ribery qui prend un rouge pour nous. Un petit accrochage de rien du tout, tout ça à cause qu'un espagnol lui a demandé « Hé c'est qui ton coiffeur, Stevie Wonder ? » Y a des choses à pas dire. Ribery, ça l'a vexé. C'est normal. Il se coupe les cheveux tout seul avec un cutter.

N'empêche juste avant, il avait marqué. Une combinaison sur coup franc avec Taiwo. Taiwo vise le goal en plein dans le plexus scolaire et le temps qu'il reprenne son souffle, ça laisse à Ribery le temps de pousser le ballon au fond. Une technique répétée à l'entraînement. Le déportivo a égalisé sur des mauvaises relances de la défense. Mauvaise relance à l'OM, on l'écrit au pluriel parce qu'on est capable de mal relancé le même ballon plusieurs fois. C'est à cause des défenseurs, ils sont dalmatiens. Ils confondent les couleurs des maillots. On a beau dire, c'est pas pratique.

A la mi-temps, y avait 1-1. Donc 2-1 pour eux à cause de ce règlement à la noix. Ce qui faisait 4-1 sur les deux matchs. J'ai vérifié sur mes doigts, il fallait en marquer 4 pour gagner. Dans sa loge, Robert Louis Dreyfus s'est appelé un taxi pour partir. Il m'a dit « C'était un beau match. » J'ai demandé « Vous restez pas pour la deuxième mi-temps ? » Il a dit « Ah bon, ça continue ? » j'ai expliqué que oui, qu'y avait deux mi-temps et qu'il se pourrait même qu'il y ait les prolongations si on gagnait 4 à 1. Il en croyait pas ses yeux. Robert Louis Dreyfus et le foot, ça fait deux.

En deuxième mi-temps, les choses sont allées très vite. En fait, 45 minutes comme les autres matchs mais en mieux. D'abord Meïté a marqué d'une tête lobée où il se fait, mais alors légèrement la courte échelle sur un défenseur du déportivo. C'est sa technique pour sauter plus haut, il prend appui, ça empêche l'autre de sauter. « Faisez pareil, ça marche à tous les coups. » Il a dit aux autres. Bon, c'est un peu interdit en même temps. Bien sûr, tous les espagnols ont protesté (sauf Koké), on a eu du pot que l'arbitre connaisse encore moins le règlement que Meïté.

Le troisième, c'est Niang qui le plante sur une ouverture en profondeur de Batlles. Pourtant les photographes derrière les buts avaient fait circulé une pétition contre les ouvertures de Batlles mais là, il a pas pu s'empêcher. Une ouverture si profonde que c'est le goal qui en a profité. Une chance qu'il avait pas encore récupéré du coup franc de Taiwo. Du coup, le ballon a ripé entre ses doigts et a rebondi sur la poitrine de Niang avant de finir au fond des cages vides.

En conférence de presse, Niang a expliqué qu'il comptait devenir le premier joueur au monde à marquer avec toutes les parties de son corps ; la cheville, le mollet, le genou, l'omoplate, les fesses et même la.. « ça nous intéresse pas ! » Je l'ai interrompu. Non mais. Hé, une reprise de volée de l'omoplate. C'est joli, t'as jamais vu ça.

N'empêche, c'est encore lui qui marque le quatrième. Un plat du pied angle ouvert sur un ballon qui traîne dans la surface. Un but normal. Il a été le premier surpris. Faut dire que le goal de la Corogne a bien aidé en se trouant. A la fin du match, je lui ai dit à Niang « C'est pas pour te casser le mérite, mais ne compte pas tomber toutes les semaines sur un goal aussi nul. » Hasard du calendrier, le prochain goal à jouer contre l'OM, c'est Porato. J'aurais mieux fait de me taire.

Après ce quatrième but, tout le monde était en joie dans le stade. « Attendez, c'est pas fait. » Je disais « il nous en manque encore un. » « Mais non, ça y est » A grogné Diouf« on est qualifiés. » « Je te dis qu'il en manque un, je sais de quoi je parle quand même. J'ai fait les comptes. » Je suis directeur sportif quand même. « On joue en blanc ou en bleu ? » A demandé Robert Louis Dreyfus.

La délivrance est venu d'Orouma. Comme toujours avec lui, il a fait dans la simplicité en dribblant quatre joueurs (bon, en fait quatre contres favorables) puis il est passé entre deux autres défenseurs avec un crochet extérieur, un petit pont, une feinte d'accélération, deux trois jongles pour rester chaud puis coup du sombrero et frappe croisée liftée qui a un effet en forme de S pour aller dans le petit filet. Orouma, il faut toujours qu'il se fasse remarquer.

# Posté le dimanche 28 août 2005 17:09

Modifié le lundi 29 août 2005 04:49

Un mardi soir sur Marseille (avant le match)

Un mardi soir sur Marseille (avant le match)
Diouf m'a expliqué comment faire pour se qualifier. Il suffit qu'on mette un but de plus que la Corogne ; c'est-à-dire 3 vu qu'ils nous en ont mis 2. Jusqu'ici c'est assez simple. Seulement voilà, s'ils en mettent un à l'extérieur alors ça comptera double. Par exemple, si on gagnait 4 à 1, ça ferait 4 à 2, plus les 2 à 0 du match aller, ça donnerait 4 à 4. « Trop de l'arnaque ! » J'ai fait. Diouf a précisé que non, les buts comptaient double uniquement en cas de match nul. « Si le match est pas terrible, c'est ça ? » Diouf a pris son paquet de cigarettes puis il a reposé. Il essaie d'arrêter de fumer. Il a dit « En cas d'égalité si tu préfères. » « Alors si on fait 1 à 1, ça fera 2 à 1 pour eux. » Il a inspiré « non, égalité sur l'ensemble des deux matchs. » Plus je réfléchissais et plus tout s'embrouillait dans ma tête. « Et mettons qu'ils mettent zéro but, ça comptera double aussi ? » Là, Diouf a craqué, il s'est allumé une cigarette.

Après ça, on s'est tous rendu au vestiaire pour parler aux joueurs. Même Robert Louis Dreyfus nous a accompagnés sauf qu'il s'est gourré de porte et qu'il s'est retrouvé dans le vestiaire de la Corogne. Il s'est aperçu de rien et a serré la main de tous les joueurs un par un, en leur souhaitant de gagner le match. Les joueurs de la Corogne se sont tous regardés en se disant « Comment il est trop fair-play le président de l'OM. » De son côté, Fernandèze était en train de donner ses dernières consignes. Il se tenait tout rigide avec la tête un peu de travers. On aurait dit qu'il était amidonné. « N'oubliez pas de faire des tirs, s'il vous plait. Plein ! » Et c'est vrai que pour marquer, un tir ça peut toujours servir. On n'y pense jamais assez.

Acariesse l'a interrompu en entrant dans le vestiaire avec fracas. Bon en fait, il était tout seul. Et il a claqué la porte si fort que ça a réveillé Niang. C'est dire la violence. Il a dit « c'est pas de tactique qu'ils ont besoin, c'est de motivité ! » Et un joueur de foot, y a pas 50 manières pour le motiver. La première c'est l'argent. A la base, le joueur est payé mais la subtilité, c'est qu'il est payé pour jouer pas pour gagner. C'est pour ça qu'il faut lui donner des sous en plus si on veut une victoire. Le hic, c'est que l'argent à l'OM, on en a eu. On en avait. On aurait pu en avoir. Bref, ça se conjugue à tous les temps sauf au présent et encore moins au futur, faut pas pousser. L'autre technique de motivation, c'est piquer l'amour-propre. Mais là, c'est pareil. L'amour-propre, on n'en a plus : le psg nous a pris le peu qu'il nous restait.

Acariesse a alors eu l'idée de choquer pour impressionner. Il a hurlé « je veux pas que vous les battez, je veux que vous les écrasez ! » Puis il a jeté ses lunettes par terre et il s'est mis à les piétiner de rage. Un truc de fou. Acariesse il s'en fichait, ça devait être des tchin tchin, parce qu'en sortant des vestiaires, il a sorti une autre paire de sa poche et il se les ait mises sur son nez. Je lui ai dit « Quand même, avec tous les gens qui meurent de faim, t'aurais pas dû casser tes lunettes. » Acariesse a répondu « T'inquiètes, c'était les tiennes. » Oh purée, je le crois pas. Mes lunettes que je m'étais achetées à l'époque où j'étais entraîneur. Comme je trouvais Lippi et Capello super balèzes, on m'avait dit « Tu verras, c'est les lunettes. » Du coup, je m'en étais acheté une paire mais va savoir pourquoi, pour moi ça avait pas trop marché.

Puis ç'a été le moment de rentrer sur la pelouse. On l'a su parce que la pub était finie sur M6. Au moment de passer la porte, Carasso a été retenu par l'arbitre qui vérifie les crampons. Il lui a palpé les chaussettes et a demandé « c'est quoi ça ? » Carasso a fait semblant de pas comprendre. Tu parles, il s'était flanqué deux paquets de pépitos à la place des protège-tibias. Ca a fait des histoires quand l'arbitre a voulu lui confisquer. Carasso a expliqué qu'il lui fallait manger pendant le match sinon il risquait de faire du hip-hop. « Du hip-hop ? » A demandé l'arbitre. Oui, du hip-hop glicémi. Dans le doute, il a pu récupérer ses paquets.

C'est le moment où Robert Louis Dreyfus nous a rejoint dans le couloir, il a demandé « Mais où vous étiez passés ? » « On était dans le vestiaire. » J'ai répondu. « Ah non ça m'étonnerait, j'en viens. » Puis il a rajouté tout bas « C'est pas pour dire mais vous avez beaucoup recruté d'espagnols cette année, je trouve. » Avec Acariesse, on s'est regardé. On a rien dit. Le match allait commencer.

# Posté le samedi 27 août 2005 17:41

Modifié le lundi 29 août 2005 04:49