Bamogo change de crèmerie

Bamogo change de crèmerie
Ca y est Bamogo est parti de l'OM. Bon, c'est pas définitif, c'est un prêt. Mais un an sans Bamogo, ça reste quand même une bonne nouvelle. Au départ, on voulait le refourguer à Montpellier. Pour la D2, un Bamogo ça peut servir. Mais Louis Nicollin a rien voulu savoir, il nous a même dit des gros mots au téléphone et tout. « Acheter c'est acheter » qu'il a dit « et revendre c'est voler. »

Finalement, c'est Nantes qui nous en a débarrassé. Bon, au départ, nous Nantes on a rien contre. C'est tombé sur eux, c'est comme ça. Pas de bol, quoi. Fiorèse voulait suivre, il a demandé si lui aussi il pouvait aller jouer à Nantes avec Bamogo. On lui a répondu « Arrête tes canaris. » C'est vrai quoi, déjà bien gentil que Nantes ils nous en prennent un. Ils vont pas faire un élevage non plus.

Bamogo y va être trop bien à Nantes. Bon, déjà c'est pas pour dire mais le jaune lui va super bien. Ca fait ressortir ses genoux. Et puis Bamogo, c'est bien simple, c'est un mélange entre Pédros, Loko et Ouédec. « Ceux qu'on avait ou ceux qu'on a vendu ? » A demandé Nantes. C'était une question piège, je l'ai bien senti.

L'autre bonne nouvelle, c'est qu'on a retrouvé Skacel, il aurait été aperçu en Ecosse dans un club au nom que tu peux pas prononcer sans regretter de pas mieux parler anglais. A ce qu'on raconte, l'Ecosse, ça serait l'aile du radeau pour les anciens joueurs de l'OM. Au point qu'on a envisagé un partenariat avec des clubs de là-bas. On a demandé aux Glasgow si ça les intéressait, ils ont dit que non mais qu'ils connaissaient quelqu'un que ça pourrait intéresser. Ils nous ont envoyé au Celtic et crois-le ou pas mais le Celtic nous a même fait le même coup en nous envoyant aux Glasgow. Non franchement, ils abusent les écossais.

# Online seit Montag, 01. August, 2005 um 10:03

Geändert am Montag, 01. August, 2005 um 10:15

Un nul à la Lazio

Un nul à la Lazio
Quelques jours avant qu'on joue le match, l'entraîneur de la Lazio avait déclaré à la presse qu'il avait la trouille de l'OM et qu'on était de très loin les favoris pour gagner. Ma parole, l'entraîneur de la Lazio, il capte plus les chaines françaises depuis dix ans ou quoi ? Moi ça m'a paru louche qu'une équipe ait encore peur de l'OM. Mais en fait, c'est Diouf qui m'a expliqué. Diouf y respire toujours un grand coup avant de tout m'expliquer. Les déclarations selon quoi, on serait soit-disant favoris serviraient juste à remplir la tête des joueurs avec de l'excès de confiance. J'ai pas très bien compris ce que c'est mais à ce qu'y paraît, ça serait un truc terrible. Suffisait de voir les ravages sur l'équipe de France en Corée.

Alors ni une ni deux, comme je prends très au sérieux mon rôle de directeur sportif (enfin juste ce qu'il faut), je suis allé parler aux gars pour les prévenir du super fuge. Déjà un fuge, c'est grave mais alors un super fuge, laisse tomber. Les gars étaient tous en train de jouer à FIFA 84 sur mégadrive, sauf Mendoza qui boycottait le jeu, à cause qu'y avait pas le Pérou parmi les 148 pays disponibles. « T'as qu'à prendre le Salvador, c'est un peu pareil. » a proposé Koké. Koké, il est trop fou. Déjà, il a regardé Mendoza dans les yeux, c'est un truc à éviter. C'est bien simple, il a fallu qu'on s'y mette à cinq pour l'empêcher de se faire étrangler par le fil de manette. T'imagines un peu, mourir étranglé par un fil de mégadrive mais pas de xbox, c'est trop misère.

J'ai quand même pu prévenir tout le monde. Je leur ai dit « Attention les gars !» J'aime bien dire les gars. « L'entraineur de la Lazio c'est rien qu'un menteur, il a pas peur de vous d'ailleurs personne a peur de vous. Alors ne faisez pas de l'excès de confiance. » T'aurais du voir, tout d'un coup, de trop de confiance, on est passé à pas trop de confiance. Voir pas du tout.

C'est Meïté qu'a marqué notre seul but du match, un plat du pied sur un ballon mal dégagé de la défense. Meïté ça lui a fait tout drôle. Normal, d'habitude son truc à lui c'est plutôt les ballons mal dégagés de la défense. Du coup, il l'a mal vécu « c'est un peu comme si j'avais marqué contre mon camp. » Il a dit. N'empêche c'est tant mieux parce que son but nous a permis d'égaliser, juste avant la mi-temps Di Canio en avait planté un.

Di Canio, l'an dernier, il a été suspendu (juste un peu) pour avoir fait le salut romain. Moi je savais pas qu'on se disait bonjour comme ça à Rome. Et tu verrais, le salut romain ça ressemble vachement au salut nazi. Du coup, ça a crée un malentendu. C'est comme toutes ces croix gammées dans les tribunes de la Lazio, à première vue on pourrait croire que c'est des croix nazis alors que non, pas du tout, c'est des croix du Tibet. Des souasti ch'est pas quoi. C'est important de le préciser parce que sinon, on pourrait croire que la Lazio, ils sont un peu racistes.

Vers la fin, Mendoza est rentré, il en a fait une affaire de principe à cause de l'aigle sur le maillot de la Lazio. En tant que condor, il a pris ça pour de la provocation personnelle. Lulundula voulait rentrer aussi pour les mêmes raisons, mais on lui a expliqué que la méduse ça avait rien à voir. On a eu chaud.

Finalement donc, on a ramené un nul de Rome. « Avec Niang, ça fera deux. » A lâché Acariesse pour plaisanter. Niang, il a piqué une colère, il a dit que lui aussi un jour, il irait à Chelsea pour 40 millions et qu'on regretterait tous de s'être moqué de lui. Alors pour le calmer, Acariesse lui a dit que oui, c'est ça, il irait à Chelsea pour 40 millions et que tant qu'on y est, José allait remplacer Capello à la Juventus. Là franchement, j'ai pas compris la blague. En plus, au retour, on a réussi à trouver notre chemin plus facilement grâce à Carasso qui avait semé des miettes de pépitos tout le long de la route.

# Online seit Montag, 01. August, 2005 um 09:37

Tous les chemins mènent à Rome (sauf celui qu'on a pris)

Tous les chemins mènent à Rome (sauf celui qu'on a pris)
Mercredi, on a tous été à la Lazio pour jouer notre demi-finale de l'intertoto. On est partis en bus, le bus c'était l'idée de Diouf. Selon lui, le bus ça permettrait de susciter d'inaliénables liens de caramaderie au sein d'un collectif. Tu parles, ça a surtout rendu malade Lulundula. C'est pas compliqué, il était vert du début à la fin. Pour un ancien lyonnais, ça la fout mal.

En plus la Lazio, je veux pas dire mais impossible de trouver où c'était. On s'est bien arrêtés dans une station esso pour acheter une carte de l'Italie mais moi, c'est pas ma faute, les cartes de l'Italie ils en avaient plus. Du coup, j'en ai pris une de la Corse histoire de pas revenir les mains vides. C'est Acariesse qui tenait le volant, il arrêtait pas de me demander « Alors José, c'est par où la Lazio ? » J'étais bien embêté. « Bonifacio ? » J'ai fait, rapport que j'avais le doigt dessur. Acariesse a serré très très fort le volant entre ses doigts.

Heureusement que Lamouchi connaissait un peu. Même que c'est lui qui nous a expliqué pourquoi on trouvait pas, parce que nous on appelle ça la lazio mais en fait, c'est à Rome. Même que c'est Rome. Ils sont quand même tordus ces italiens. Après ça, il a pas pu s'empêcher de la ramener et de dire que ouais, il connaissait super bien l'Italie et que même une fois, il avait joué contre Ronaldo et tout.

Fiorèse était venu lui aussi. Bon, c'est pas qu'on en avait utilité mais c'était pour le promener. Il a dit que lui, c'était pas pour se vanter ni rien, mais lui, c'était encore mieux, il avait joué avec Ronaldo. Nous ça nous a paru bizarre, tous les sourcils se sont froncés en même temps sauf ceux d'Acariesse qu'était déjà froncés depuis le départ. Fiorèse qui joue avec Ronaldo, c'est du domaine de la science-fiction. T'as qu'à voir, les deux pratiquent pas le même sport. En fait, Fiorèse confondait avec Reinaldo. C'est pas le même. C'est un peu comme nous avec Nakata. De la sous-marque de joueur, ça ressemble au vrai, ça a presque le même nom mais ça a rien à voir.

Devant Nasri arrêtait pas de demander à Acariesse « C'est quand qu'on arrive ? Dis c'est quand qu'on arrive ? » A chaque fois, Acariesse répondait « Bientôt. » Mais plus il répondait, et moins il avait envie de répondre. Moi je faisais des signes à Nasri pour qu'il reste hors de portée. Au bout de la quarante septième fois, Acariesse il a freiné d'un coup sec, tellement sec que Niang qui dormait au fond s'est étalé de tout son long dans l'allée. Pourtant, crois-le ou pas, ça l'a même pas réveillé. C'est toutes ses occasions ratées, Niang ça l'épuise. D'ailleurs, ça épuise tout le monde.

C'est le moment où le bus a traversé un long tunnel. C'est bien simple, il faisait tout noir dans le bus et un de ces silences que je te dis même pas. Les joueurs se sont tous serrés les uns contre les autres, on a juste entendu « poutamadré ! » au moment où Batlles a blotti par erreur sa tête contre Mendoza. « C'est quand qu'on verra le bout du tunnel ? » A demandé Habib Beye. Personne a su quoi répondre. A l'OM, ça fait dix ans qu'on se pose la question.

# Online seit Montag, 01. August, 2005 um 06:27

Geändert am Dienstag, 23. August, 2005 um 12:44

Les Young boys privés de demi

Les Young boys privés de demi
La dernière fois, les Young boys ont téléphoné, rapport au match aller perdu chez eux qu'ils avaient encore en travers. Ils ont fait « Alors, chiche ou pois chiche, on se fait la revanche ? » Attention, moi je suis un marseillais, un vrai. Faut pas me dire chiche deux fois. En même temps, la revanche on était un peu obligés de la jouer à cause du règlement qui veut ça. Tu penses bien que si j'avais eu le choix, j'aurais dit non. Je suis pas bête non plus. Enfin pas trop.

Du coup, le match on se l'est joué au Vélodrome. Fernandèze avait la pression. Normal, c'était son premier match à domicile. Alors pour le rassurer un peu, je lui ai dit « Tu verras, encore un peu et tu feras plus la différence entre le domicile et l'extérieur. » Bizarrement ça l'a pas trop rassuré, on n'a pas dû se comprendre. N'empêche que le match s'est déroulé nickel. Même qu'on a gagné 2 à 1. Bon le premier but qu'on se prend, c'est plus ou moins lié au hors-jeu. Les défenseurs ont pas encore bien intégré la règle mais ça va venir, obligé. Même moi j'avais fini par la comprendre la règle, alors y a pas de raison.

Après ça, je veux dire après le but qu'on se prend, Carasso a sorti le grand numéro. Faut dire que pour le motiver, on lui avait promis un paquet de pépitos par arrêt. Carrasso y a carbure aux pépitos. Ensuite, le premier but de la légalisation, on le marque sur péno. C'est Oruma qui tombe dans la surface. La leur de surface bien sûr, je précise. Non parce que tomber dans la notre, ça aurait servi à rien, à moins d'aimer les six mètres. Et t'aurais dû voir ça, Oruma y tombe trop bien. C'est pas encore du niveau de Nilmar mais c'est très bien quand même. Mais voilà, au moment de tirer le péno, Lulundula et Déhu se sont disputés pour savoir qui sait qui devait le tirer. L'arbitre a fini par rouspéter « Alors c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? » L'arbitre il avait des trucs à faire après le match, j'en sais rien quoi. Alors Déhu et Lulundula ont décidé de se jouer le péno à « papier, caillou, ciseaux. » Déhu a sorti un caillou et Lulundula un ciseau. « Le ciseau coupe le caillou ! » A crié Lulundula. Tu parles, avant que Déhu réalise, le ballon était au fond.

Le deuxième but, c'est bien simple, on a rien compris. Pourtant Nasri nous avait prévenu, il avait dit « Je vous préviens, cette année j'explose ! » Nous on avait pas cru, faut dire que le dernier à nous avoir dit ça, c'était Cheyroux. Du coup, c'était normal qu'on se méfie un peu. Ben là mon vieux, c'était pas des cracks. T'as qu'à voir la frappe que Nasri a mis dans la lucarne, une frappe terrible. Même Batlles a dit qu'il aurait du mal à faire mieux cette année, à moins d'aller sur le parking et de tirer par-dessus Jean Bouin. Et encore. C'est une frappe d'une autre planète qu'il a dit. De Melmac sans doute.

# Online seit Dienstag, 26. Juli, 2005 um 06:25

Quenelle de Lisbonne (pas de lyon)

Quenelle de Lisbonne (pas de lyon)
André Luis, notre tout nouveau défenseur brésilien qu'on a ramené du Portugal, s'est très bien adapté au jeu de l'OM. La preuve, il a mis une claque à un joueur de Lorient pendant le match amical de la dernière fois. Si c'est pas une preuve d'adaptation franchement. Nous c'est bien simple, des joueurs qui s'adaptent aussi vite, on n'en avait pas eu depuis Torrisi qui avait marqué contre son camp dès son premier match. Du coup, on a été tellement contents qu'on a rappelé Benfica, histoire de leur demander si des fois, par hasard, ils auraient pas un bon gardien dont ils auraient pas utilité. Des fois.

Benfica, ils ont dit « Ecoutez, ça tombe bien que vous appelez, justement on allait vous appeler. » Sur le coup, on l'a eu un peu en travers. Moins deux et c'était eux qui payaient la note. Bref. Ils ont rajouté « On en a un de bon goal, en plus il est français et il s'appelle Quenelle. » Acariesse a fait « J'espère que c'est pas une saucisse au moins. » Tout le monde a bien rigolé, sauf moi. J'ai rien compris. On s'est quand même renseigné pour savoir s'il arrêtait les tirs au moins. Benfica a répondu que oui, évidemment, y suffisait de jeter un ½il à ses statistiques : sur 5 tirs cadrés, Quenelle il en arrête facile une dizaine.

Acariesse a pas voulu croire. Il a dit que c'était du mytho, même que 10 arrêts sur 5 ça se peut pas, ça défie les lois de l'éducation physique. Benfica a pas aimé qu'on les traite de menteur, ils ont dit que puisque c'était comme ça, fallait plus compter sur eux pour nous filer des bons joueurs et même qu'ils feraient exprès de les vendre aux autres équipes de la ligue 1 qui joue le ventre mou comme nous et qu'on serait bien embêtés.

« Ca va, ça va ! » A Fait Acariesse. Du coup, pour calmer l'affaire, on la pris la Quenelle. Et si on réfléchit un peu mais pas trop non plus, on a pas grand-chose à perdre. C'est vrai, au pire on peut toujours mettre Delfim dans les cages. Impossible qu'il soit plus nul qu'en joueur celui-là. C'est là que Quenelle a pris le téléphone pour demander comment y faisait pour venir à l'OM. Acariesse a dit « Ecoute fils, c'est pas compliqué ; tu tends le bras, tu serres le poing et tu sors le pouce. » Et puis il a raccroché très vite, vu que c'était nous qui paye. C'est là que j'ai pouffé de rire. Quenelle, saucisse ; je venais de comprendre !

# Online seit Dienstag, 26. Juli, 2005 um 06:19