Un match amical pour de faux

Un match amical pour de faux
Samedi soir, bien qu'on soit pas franchement amis avec eux, on a joué Châteauroux en amical. Va comprendre. Châteauroux, ils viennent de Paris comme le psg, ils jouent en rouge et bleu comme le psg et ils sont en deuxième division. Bon, le psg pas encore pourtant ils mériteraient, ils ont largement le niveau pour.

Ce match, moi j'étais pas chaud pour le jouer. C'est Diouf qui en a eu l'idée. « Une rencontre expérimentale dans le cadre collectif d'une thérapie progressive » qu'il a dit. En gros, ça voudrait dire que le match permettrait aux joueurs de ne plus perdre contre le psg. Une sorte de technique qui aurait fait ses preuves. Moi ça m'a convaincu moyen. N'empêche que si ça marche, il est d'ores et déjà prévu qu'on joue Bazoule-le-Gouchet qui a le même maillot que l'ol et St Chignan-sur-Yvette qui a les mêmes couleurs que monaco.

Feuille de match
Marseille contre Châteauroux
Spectateurs : 3000 environ (dont Olembé)
Temps : ça va
Terrain : Rectangulaire
Pelouse : Verte
Arbitres : Trois
Equipe : 4-5-2 classique
Buts : Lulundula et Koke
Fait du match : Comme y avait plus de chipolata à la buvette, j'ai pris un merguez moutarde.

# Online seit Freitag, 15. Juli, 2005 um 15:16

Geändert am Dienstag, 26. Juli, 2005 um 08:08

Lamouchi est pas vieux, il est expérimenté

Lamouchi est pas vieux, il est expérimenté
Le soir, Diouf et moi on a appelé Moratti le président de l'Inter, pour négocier la venue de Lamouchi. Au départ, Moratti il était pas chaud pour nous parler, il voulait qu'on lui passe Bernard Tapie. On a dû lui expliquer que c'était fini, que Tapie était plus à l'OM. Moratti ça l'a soufflé, il voulait pas le croire. Et encore, on n'a pas osé lui dire que l'OM avait rien gagné depuis. Deux chocs d'affilée, c'est pas bon pour le coeur.

Lamouchi était gratuit, ça tombait bien on pouvait pas mettre plus. On se l'est fait livrer en colissimo avec des petits trous dans la boite pour qu'il puisse respirer. Non parce que si c'est pour recruter un joueur mort, ça sert à rien. T'as qu'à voir Christanval.

Lamouchi il est pas vieux, il est expérimenté. Attention, on dirait comme ça mais c'est pas la même chose. J'ai pas bien pigé la différence profonde mais y paraît que c'est pas pareil. En tout cas, Lamouchi il a gagné des titres. Bon, d'accord ça remonte à l'époque où les poteaux étaient encore carrés mais c'est très bien quand même. Et puis il a été en Italie, à Gênoa en D2 et même qu'avant ça, il a failli jouer la coupe du monde en 98. Le truc, c'est que Aimé Jacquet arrivait pas à se décider, alors il a fait une ploum entre lui et Karambeu " Ploum ploum, ça-se-ra-toi-qui-joue-ra-pas-la-cou-pe-du-mon-de ! " et c'est tombé sur lui. Pas de bol. Sabri Lamouchi il l'a eu en travers de la gorge, il a dit à Aimé Jacquet que ça allait pas se passer comme ça et qu'il allait lui envoyer ses cousins de la Grand Combe pour lui crever les pneus de sa Simca 1000. Du coup, il a plus jamais re-été en équipe de France.

Sabri il est très content d'être à l'OM, c'est lui même qui l'a dit aux journalistes venus l'accueillir à la poste. Il a fait une conférence de presse à lui tout seul et faut voir comme il parle bien, c'est sûr que ça va relever le niveau de l'équipe. De toute façon, ça aurait été dur de le baisser ou alors il aurait fallu recruter Rothen.

A la limite, le seul truc qu'a coincé avec la venue de Sabri Lamouchi, c'est un léger malentendu quand il a déclaré " Je suis très content de venir jouer la championce ligue avec l'OM." Acariesse et moi, on lui a fait signe discretos qu'il s'était trompé, que c'était pas ça qu'il fallait dire. Alors Sabri s'est corrigé, il a dit " Pardon, je suis très content de venir jouer la qualification pour la championce ligue avec l'OM." Acariesse il s'est raclé la gorge, moi je me grattais la nuque. Alors Sabri a dit " Je suis très content de venir jouer à l'OM." On a gardé celle-là.

# Online seit Sonntag, 10. Juli, 2005 um 17:52

Geändert am Montag, 12. September, 2005 um 06:55

On s'entraîne et on boit frais à Aix-les-bains (part troui)

On s'entraîne et on boit frais à Aix-les-bains (part troui)
Le lendemain, on s'est tous réveillés un peu à la bourre pour l'entraînement, genre vers quatorze heures du matin au lieu de six. Du coup en arrivant au terrain, on n'a pas trop eu le temps de signer des autographes ni prendre des photos. Remarque, ça tombe bien, y a eu personne qui nous en a demandé. Moi je me suis assis sur le banc de touche pour tout superviser. Le banc de touche, ça m'a rappelé les souvenirs de quand j'étais entraîneur et que je donnais mes consignes tactiques « Faites passe à Drogba ! Faites passe à Drogba ! » je criais. Et ça marchait. On gagnait sauf des fois.

De son côté, Fernandèze distribuait des chasubles, des rouges et des blancs, pour faire un jeu d'attaque-défense. Meïté a dit aux autres « Et les copains, si on se disait que ça serait la finale de la championce ligue, Real Madrid contre Milan AC ? » « Ah ouais, trop super ! » a crié Nasri « Et moi je serais Zidane ! Je m'en fous, c'est moi je l'ai dit en preum's. » Ribery s'en fichait pas mal, lui il était Beckham, à cause que c'était lui qui y ressemblait le plus. Il voulait parler de sa façon de jouer, je pense. Obligé. « Et moi je serais Nesta ! » A dit Déhu. « Non, c'est moi Nesta ! » S'est fâché Meïté. « Tu peux pas être Nesta » A précisé Déhu « t'as une chasuble blanc et je te ferais dire que le Milan y joue en rouge, alors hein. » Meïté a demandé à Fernandèze une autre chasuble, une rouge parce qu'il voulait être Nesta et que d'abord, c'était à lui de choisir en premier puisque c'était lui qui avait eu l'idée, d'abord.

Fernandèze ça l'a énervé toutes ces histoires. Il s'est mis à crier « ça suffit, arrêtez un peu, soyez gentils. Y a pas de Real ni de Milan qui tiennent, vous êtes tous des marseillais. On a l'intertoto à préparer, sans parler de nos deux matchs contre Châteauroux et Istres. » Fernandèze, comme il a trop cassé l'ambiance.

A la fin de l'entraînage, c'est-à-dire vingt minutes après le début, l'équipe s'est fini sur une séance de coups francs mais sans le mur, parce qu'avec le mur, c'est plus dur. Moi j'en ai profité pour jeter un ½il à mon cahier de texte Titeuf histoire de voir les devoirs qu'il me restait à faire. Mon vieux, j'en avais des tonnes en retard. Il fallait que je trouve un milieu qui défend et un attaquant en plus, le tout pour zéro euro de budget sans parler qu'il fallait que je trouve un nouveau club pour Bamogo et Fiorèse contre de l'argent si possible, ou des bons d'achat à la redoute. N'importe quoi, pourvu qu'ils partent.

C'est là que Batlles est venu me déranger. Batlles, il a un peu la même voix que Alf, sauf que lui, il mange pas de chat. Enfin, je crois pas. Il voulait juste savoir où c'est qu'y avaient de nouveaux ballons. « De nouveaux ballons ? » J'ai fait. « Et pourquoi faire des nouveaux ballons ? » Crois-le ou pas mais ils ont rien trouvé à faire de mieux que de paumer tout le stock de ballons, un lot d'occasion qu'on avait récupéré de Mexico 86. Je sais pas comment ils ont fait mais ils ont réussi à tirer par-dessus le filet de protection derrière les cages. Un filet de huit mètres de haut quand même et tous les ballons ont atterri dans le Sierroz, la rivière qui coule à Aix-les-Bains. En plus, c'était Gavanon en goal. Je veux dire, pas besoin de tirer fort, suffit de cadrer pour que ça rentre. Tout le monde sait ça. Non là franchement ça a bardé.

# Online seit Sonntag, 10. Juli, 2005 um 17:20

Geändert am Sonntag, 10. Juli, 2005 um 18:08

On s'entraîne et on boit frais à Aix-les-bains (part tchiou)

On s'entraîne et on boit frais à Aix-les-bains (part tchiou)
On a décidé d'attaquer d'entrée par les exercices physiques. Roger Propos le préparateur avait préparé un programme commando avec des pompes et des abdos en veux-tu, en voilà. Je crois que c'est le mot abdos que Barthez a pas aimé. Il s'est tout de suite rappelé qu'il avait un de ses travaux à faire, là tout de suite et qu'il pouvait pas rester. Il a enroulé sa serviette autour du cou et il est parti vérifier la température de l'eau dans toutes les plages du littoral. Je te jure, ils lui font faire de ses trucs, à la ligue. Après lui, tous les joueurs se sont blessés un par un, même Gavanon qui a pas de muscle, a réussi à se claquer quelque chose au niveau de l'épaule, le deltaplane ou je sais pas quoi. Et tous les autres ont suivi à tour de rôle. C'est pas compliqué, au bout de dix minutes, il restait plus sur le terrain que les joueurs qui parlent pas français, c'est-à-dire les étrangers et Déhu.

Du coup, ça valait vraiment plus la peine de faire quoi que ce soit. Alors on est rentrés à notre hôtel, l'auberge des 3 sardines. Roger Propos était déçu, il avait passé tout le mois à préparer des tas d'exercices avec des quilles et des plots que je te dis pas. Un programme qu'il avait recopié sur celui de la Juventus sauf qu'il aurait dû le prévoir, nous on n'a pas vraiment les mêmes joueurs.

N'empêche à l'hôtel, c'était bien. On en a profité pour faire de la causerie d'avant saison. Très important ça, la causerie d'avant saison parce qu'après les joueurs écoutent plus rien. Fernandèze s'était pas foulé, il avait recopié sa causerie de la saison dernière avec Metze. Il avait juste changé les noms des joueurs sauf à un moment, où il a dit à Thum d'être plus percutant devant. On s'est regardé mais on a tous fait comme si de rien était. L'équipementier était là aussi, il a dévoilé le nouveau maillot. Fiorèse était impressionné, c'était la première fois qu'il voyait un maillot d'aussi près. « Je peux le toucher ? » Il a demandé avec des larmes plein les yeux. On n'a pas eu le c½ur à lui dire non. J'espère que ça nous portera pas poisse.

Le soir à table, les joueurs avaient le choix au menu entre des frites, des pâtes ou du couscous. Comme Carasso arrivait pas à se décider, il a pris les trois. Là Fernandèze a vu rouge, il s'est levé et a grondé « Attention, je suis pas très content ! Viens pas t'étonner si après t'es remplaçant ! » Fernandèze quand il te gueule, on dirait que c'est lui qu'est en tort. Carasso y s'est pas démonté, tout vidant la bouteille de ketchup dans son assiette, il lui a demandé « Et tu vas mettre qui à ma place, on peut savoir ? » Fernandèze a regardé Gavanon puis il s'est rassis.

Pour détendre l'atmosphère, Acariesse a lancé à Bamogo « Oh Habib ! Tu devineras jamais quoi, je viens d'avoir Arsène Wenger au téléphone. » Bamogo, ça l'a émoustillé. Il a fait « Ah oui et alors ? » Acariesse a répondu « Alors rien, c'était un faux numéro. » Nous ça a bien fait marrer, mais Bamogo pas trop. Pendant une seconde, il y a cru, c'est sûr. Alors que, c'est bien simple, même à Montpellier, ils en reveulent pas de Bamogo. Et pourtant Montpellier. Franchement. C'est là que Lulundula est arrivé, il était tout essoufflé et couverts d'égratignures. Il était venu en stop du dépôt et pour se faire prendre plus vite, il avait mis son maillot de l'OM sur lui. C'était pas une très bonne idée, les gens auraient essayé de l'écraser. « Des touristes parisiens ? » J'ai demandé. « Non » Il a fait en pleurant. « Des marseillais ! »

# Online seit Sonntag, 10. Juli, 2005 um 16:25

Geändert am Dienstag, 26. Juli, 2005 um 08:07

On s'entraîne et on boit frais à Aix-les-bains (part ouane)

On s'entraîne et on boit frais à Aix-les-bains (part ouane)
On a tous pris le bus pour se farcir un stage du côté de Aix-les-Bains. Tous sauf Taiwo qu'a eu droit à du rab de vacances et Skacel qu'est toujours porté disparu. Skacel y bouderait dans son coin que ça m'étonnerait pas, vu que Diouf a refusé de lui résilier son contrat. Faut dire que Skacel a abusé, il a mis ses conditions pour rester. Il voulait plus être remplaçant dans la réserve, il voulait jouer dans l'équipe, la vraie, celle qui passe à la télé et en titulaire indiscutable en plus. N'importe quoi franchement. Skacel autant qu'il se fait une raison, s'il a pas sa place à l'OM, ça veut bien dire qu'il aura jamais sa place ailleurs. C'est mathématique.

En arrivant à Aix-les-Bains, y avait une foule immense qui nous attendait. T'aurais dû voir ça, on aurait dit les soldes au Centre-Bourse ou je sais pas. Les joueurs étaient fiers de voir tant de monde pour eux, ils ont commencé à mettre leurs lunettes de soleil et à faire semblant de parler à leur portable mais en fait, tous ce monde était là pour le festival de poterie en terre glaise de Aix-les-Bains, parrainé cette année par Philippe Risoli en personne. On pouvait pas lutter. En rentrant dans le stade, un minot nous a demandé si on venait nous aussi pour le festival alors j'ai répondu que non, que nous on venait s'entraîner, qu'on était des joueurs de foot professionnels, nous. Comme par hasard, à cet instant Gavanon a appelé de l'aide pour porter son sac qu'était trop lourd pour lui. J'ai bien senti que le minot avait un doute.

Une fois dans les vestiaires, on a fait l'appel pour être sûr qu'il manquait personne (à part, tu sais qui) A chaque fois qu'on disait son nom, le joueur répondait présent sauf Carasso qui a répondu « mré 'en ! » à cause des chips qu'il était en train de manger. En plus, toutes les fois où je disais un nom, pour rigoler, Acariesse donnait des noms lui aussi mais des noms que j'avais pas dans ma liste. Moi ça me déconcentrait de trop. Par exemple, il disait "Shevshenko?" puis il faisait" Ah, on dirait qu'il est pas là." Acariesse, il un humour qui fait rire que lui.

A la fin, manquait Peggy Louyoudoula à l'appel. Alors quoi, on s'est dit. C'est la nouvelle mode, celui-là aussi il veut se faire résilier son contrat. Mais en fait c'était pas ça. N'dyaye nous a expliqué l'histoire, comme Peggy était malade en bus, il avait pris un Lexomil pour le trajet et il l'avait avalé avant qu'on lui dise qu'y avait que cinq minutes de route. Maintenant, tu parles c'était trop tard, le bus était déjà retourné au dépôt. On était bien embêtés. Le chauffeur aurait pu au moins nous le décharger, je veux dire qu'il dorme dans le bus ou sur le terrain, pour ce que ça change.

C'est là qu'est arrivé un truc bizarre et quand je dis bizarre, ça veut dire vraiment bizarre. Un type s'est levé parmi nous, il a levé la main et il a dit « Vous avez pas dit mon nom ? » Pétard, on s'est tous regardés sans comprendre ni quoi ni caisse. Alors j'ai demandé « Mais vous êtes qui monsieur ? Vous vous êtes trompés de bus, c'est pas possible autrement. » Il a dit « Mais non, je suis José Delfim, je joue à l'OM. » On a bien regardé partout dans tous les coins, des fois que ça serait une caméra cachée mais pas de doute, c'était bien pour de vrai. Heureusement que le nom de Delfim a rappelé quelque chose à Emont. Il a confirmé que oui, Delfim était bien un joueur comme les autres. Enfin, comme les autres, façon de parler. Delfim, il viendrait du Portugal, même qu'il connaîtrait quelqu'un qui aurait déjà rencontré Figo. Pétard, ça a impressionné toute l'équipe. Remarque, tout bien réfléchi, il tombe pile poil celui là. Vu que j'avais promis trois nouveaux joueurs aux journalistes, il m'en manque plus que deux à trouver.

# Online seit Samstag, 09. Juli, 2005 um 17:18

Geändert am Sonntag, 17. Juli, 2005 um 19:33